L’Ephémère Retour

 

 

Supériorité avortée par la spirale du temps

Tout se confond

Dans une danse finale

Un tourbillon frénétique

Arrivée d’un messie

Présage funeste du déclin des Empires

Noyés dans les flots de l’Histoire

 

Jésus…

Orgies décadentes dans les citée funéraires

Sombre régal de la Chute

Valse des sens

Perdus dans ce dédale de délices

 

Les lamentations sont vaines

Délectons nous de son malheur

Régalons nous de ses souffrances

Que le dégoût est beau !

Créations mortes nées…

Déchirure des sens, irraisonnés

Dans notre austère réalité

Tout se confond

Une danse finale

Un tourbillon frénétique

Valse des sens

Perdus dans ce dédale de souffrances…

 

 

ORAISON FUNEBRE        (Un hymne a la Guerre… Pour un monde à l’agonie)

 

 

 

Vois les ennemis d’hier s’anoblir

Fiers de leur Honneur perdu

Les Colonnes se brisent

Voila que s’inversent les Empires

 

Déplore les échos engloutis du Passé

Pâles reflets des Temps disparus

Dont seuls les Flots gémissent les plaintes désolées

Le Ciel pleure… La Terre saigne…

Déplore les échos engloutis du Passé

Dont seuls les Flots gémissent les plaintes désolées

 

Au crépuscule de la Flamme

Sens venir les Complaintes déchirées

De lieux où flamboyèrent les Lumières

Etouffées par l’avènement du Mal rampant

 

Ouvrons les Portes de la Guerre

Brise ses nœuds d’airain

Et laisse libre

La Fureur sacrilège

 

Vois les ennemis d’hier s’anoblir

Fiers de leur Honneur perdu

Les Colonnes se brisent

Voila que s’inversent les Empires

 

Au crépuscule de la Flamme

Sens venir les Complaintes déchirées

De lieux où flamboyèrent les Lumières

Etouffées par l’avènement du Mal rampant

 

Souhaitons que demain la Terre soit dirigée par les Armes

Pour qu’enfin sonne le Glas de ce Monde !

 

Vois les ennemis d’hier s’anoblir

Fiers de leur Honneur perdu

Les Colonnes se brisent

Voila que s’inversent les Empires

 

 

IMPERATOR… un monarque défiant les cieux

 

 

 

 

 

Il est écrit dans le Sang des Dynasties

Que les Empires régnants dureront éternellement

 

Imperator … Je suis Imperator !

 

Marchent les armées de l’Empereur

Façonnant le Monde à l’image de la Chute

Renaît l’Empire du Soleil

D’immenses Brasiers

Honorent mon Triomphe

Brillants tableaux

Des succès passés et futurs

Je ne laisserai que des Ruines

Sculptées par mes Victoires

N’avais-je pas hier le Monde pour esclave ?

Se baigner dans le sang des sacrifiés

Sur l’autel de la Guerre

A genoux devant la Statue !

Imperator

Dieu vivant, Conquérant,

J’ai gagné l’Eternité

 

Imperator… Je suis Imperator !

 

Marchent les armées de l’Empereur

Façonnant le Monde à l’image de la Chute

Renaît l’Empire du Soleil

Je ne laisserai que des Ruines

Sculptées par mes Victoires

N’avais-je pas hier le Monde pour esclave ?

 

Imperator… Je suis Imperator !

 

Marchent les armées de l’Empereur

Façonnant le Monde à l’image de la Chute

Renaît l’Empire du Soleil

D’immenses Brasiers

Honorent mon Triomphe

Brillants tableaux

Des succès passés et futurs

 

La légende défie l’Histoire

Le Monarque… défie les Cieux !

 

Et lorsque le Vent soufflera

Sur ma Statue immortelle

Lentement il secouera

Mes ailes éternelles

 

Affront final !

Quête de gloire jamais rassasiée

Victoires passées et futures

Guident ma Destinée !

 

Marchent les armées de l’Empereur

Façonnant le Monde à l’image de la Chute

Renaît l’Empire du Soleil

D’immenses Brasiers

Honorent mon Triomphe

Brillants tableaux

Des succès passés et futurs

 

Imperator ! Je suis Imperator !

 

Je ne laisserai que des Ruines

Sculptées par mes Victoires

N’avais-je pas hier le Monde pour esclave ?

Se baigner dans le sang des sacrifiés

Sur l’autel de la Guerre

A genoux devant la Statue !

Imperator

Dieu vivant, Conquérant,

J’ai gagné l’Eternité !

 

Et loin dans le Royaume des Dieux

Recouvert d’une Robe Noire…

L’Ombre d’un… César !

 

A genoux devant la Statue !

Imperator

Dieu vivant, Conquérant,

J’ai gagné l’Eternité

 

 

Le Crépuscule des Dieux   (Novembre 1812)

 

 

 

L’Epopée prit alors fin

Dans les mornes Terres de l’Est

L’Aigle vaincu se retira

Pour la toute première foi

 

Seules demeurent encore

Loin de l’Europe meurtrie

Les Stèles des hommes morts

Pour l’honneur de la Patrie

 

L’Astre est tombé

Plombé de Sang

Sur notre armée

Brisant ses rangs

 

Ces cimetières sont nôtres

Et ces Terres le furent

 

Le Sang… mêlé au Sol

Le Sol… couvert de corps

Les corps… couverts de Sang

Le Sang… mêlé au Sol

 

Les corps mourrant gisent sur un Sol

Que le Neige nappe de blanc

Seule reste comme trace de notre Gloire

Des emblèmes souillées, abandonnées…

 

Dignité perdue…

Espoir déchu…

La Grande Armée n’est plus !

 

Les âmes des braves s’en sont allées vers les Champs Elysées

Tandis qu’une vallée d’ossements attend les survivants

 

Les plaies ne cicatriseront jamais

L’Empire est mort

Nos Dieux à terre

Assassinés

Dans les mornes Terres de l’Est

 

Les âmes des braves s’en sont allées vers les Champs Elysées

Tandis qu’une vallée d’ossements attend les survivants

 

Le Sang… mêlé au Sol

Le Sol… couvert de corps

Les corps… couverts de Sang

Le Sang… mêlé au Sol

 

Les corps mourrant gisent sur un Sol

Que le Neige nappe de blanc

Seule reste comme trace de notre Armée

Des emblèmes souillées, abandonnées…

 

Dignité perdue…

Espoir déchu…

La Grande Armée n’est plus !

 

Les âmes des braves s’en sont allées vers les Champs Elysées

Tandis qu’une vallée d’ossements attend les survivants

Les âmes des braves s’en sont allées vers les Champs Elysées

Tandis qu’une vallée d’ossements attend les survivants

 

Le Sang… mêlé au Sol

Le Sol… couvert de corps

Les corps… couverts de Sang

Le Sang… mêlé au Sol

 

Mais la légende dorée ne peut mourir

Et un jour se relèveront vengeurs

Les Soleils d’Austerlitz

 

Les Ruines de la modernité

 

 

 

C’est sur cette Terre sans âme

Nappée de faisceaux sans éclat

Sur ces paysages de métal

Aux horizons sombres et froids

 

Que l’Orage s’est abattu !

Le Feu s’est détaché des Cieux

Pour briser les piliers

De ce monde de fer et d’acier

 

Et c’est là…

Aux pieds des Statues de nos Rois

Que se sont élevées

Les Ruines de la modernité

Et c’est là…

Aux pieds des Statues de nos Rois

Que se sont élevées

Les Ruines de la modernité

 

Les fondements du monde moderne

Se sont ainsi écroulés

Sous les regards de pierre

Des Colosses du Passé

 

Et c’est sur les Ruines de la modernité

Au cœur de ces horizons décharnés

Que les Dieux ont érigé

Le Tombeau du progrès

 

Et c’est là…

Aux pieds des Statues de nos Rois

Que se sont élevées

Les Ruines de la modernité

Et c’est là…

Aux pieds des Statues de nos Rois

Que se sont élevées

Les Ruines de la modernité

 

L’on a cru au plus profond du Chaos

Apercevoir quelque lueur d’espoir

Mais rien n’y a fait

Et c’est sur les Ruines de la modernité

Que les Dieux ont érigés

Le tombeau du progrès

 

 

 

 

Et tandis qu’agonisent lentement

Ces carcasses de fer et d’acier

Derniers Vestiges d’un monde mourrant

Sous le Souffle du Passé

 

L’homme sage, lui, regarde

Et attend l’Aube patiemment

Car à l’Est va renaître

Le Soleil des Rois d’antan

 

Et c’est là…

Aux pieds des Statues de nos Rois

Que se sont élevées

Les Ruines de la modernité

Et c’est là…

Aux pieds des Statues de nos Rois

Que se sont élevées

Les Ruines de la modernité